Dissipant son chant mélancolique
et pur,
Ma harpe s’est tue après l’ultime aubade.
Sa forme galbée élance une ombre au mur,
Telle une suprême ou vaine dérobade...
La corde vibrante aux accents gracieux
Rouillera, sans doute, en un couple d’années.
Eteignant le son, naguère audacieux
Qui donnait un sens à mes amours...damnées.
Les jours étrécis vont pousser mon esquif
Vers l’onde profonde achevant l’existence.
Pluton attend l’heure, assis sur le récif
Où vient s’échouer ma lente décadence... |