Dimanche de juillet
 

Dimanche de juillet
Ville déserte... et murs encor plus blancs
Vierges d'ombre et de passants...
Tout est figé, la lumière trop crue,
Le ciel trop bleu; combien vide la rue...

Elle agonise au soleil des absents,
Partis du nord au sud, sur les versants
D'autres coteaux ou vers ces plages fades
Où l'on se brûle au sable, bousculades...

Qui reste encore? au mieux quelque poivrot
Changeant parfois de terrasse ou bistrot
Pour cueillir l'ombre et de fraîches lampées
Au verre ami, moustaches détrempées...

Mortel ennui, la ville est un miroir
Qui rend l'image à ne plus en pouvoir
Du vide en soi. Chat qui dort, chien qui rôde...
J'ai grande soif d'entendre une voix chaude...