Sa valise est ouverte, il va partir bientôt.
Des habits bien à plat, la trousse de toilette,
Sans le rasoir, bien sûr, qui réveille trop tôt
Cette peau qui refuse un beau jour d'être nette.
Des feuilles de papier pour écrire aux amis
Et dessiner d'un trait ces montagnes si proches
Où de petites fleurs qu'un dieu sensible a mis
Enlacent de couleurs les saisissantes roches.
Puis, à lire sans hâte aux abords d'un ruisseau
Qui déroule son onde en un secret murmure,
Un vieux livre embelli d'un fragile rinceau
Pour rêver tout en paix sous l'ombreuse ramure.
Enfin, dernier regard vers la claire photo,
Souvenir émouvant de la tendre compagne.
Il va fermer la porte, enfourcher sa moto;
Aux vacances d'été, l'ange bleu l'accompagne... |