Les portes faciles
De corps si dociles,
Ces gestes trop vains
Pour toutes les faims.
Leurs phrases pareilles,
Pommettes vermeilles,
Leurs mains de robots
Et crasseux pageots.
Les chambres minables
Aux tremblantes tables,
Des murs sans tableau,
Un évier pour l'eau.
La lampe voilée
Sur peau dévoilée,
Des mots bien précis
Au mec indécis.
Le rêve en minutes
Et deux-trois culbutes,
L'amour en thermos,
Un rut sans Eros.
La feinte tendresse,
Distraite caresse,
Plaisir déclassé
Pour coeur délaissé... |