Le soldat, brave gars que l'on mène à la guerre,
Que l'on mène aux naseaux comme chair à canon
Pour la haute finance ou perfide raison,
S'en va, fringant naïf, incarner le sicaire.
De qui donc, hormis Dieu, suit-on commandement?
Serait-il aussi sot ce public à mirages
Qui va suivre en bêlant la brute dans ses rages,
Massacrant les valeurs acquises sciemment?
L'histoire jugera ce meneur sans éthique
Se disant défenseur d'un pays décroissant,
Qui sème la misère en d'affreux bains de sang,
Réservant pour lui seul le pouvoir étatique! |